Cacatoès soufré
Espèce
Cacatua sulphurea
Ordre
Psittaciformes
Famille
Cacatuidae
Danger d’extinction
En danger critique (CR)
Le cacatoès soufré est l’une des espèces les plus menacées de sa famille. Sa population a chuté de manière dramatique au cours des dernières décennies, avec une estimation de moins de 2 500 individus matures à l’état sauvage. Les principales menaces incluent la capture pour le commerce d’animaux de compagnie et la destruction de son habitat naturel.
C’est une espèce de la famille des cacatoès et membre du genre Cacatua, gravement menacée d’extinction. Il mesure environ 34 cm de long. Son plumage est blanc, avec une huppe jaune recourbée vers l’avant sur la tête. Les parties inférieures des ailes et de la queue sont également teintées de jaune. Son bec est noir et ses pattes grisâtres.
Les femelles ont les yeux brun-rouge, tandis que ceux des mâles sont noirs. La peau entourant les yeux est bleuâtre. Les jeunes ont l’iris gris et les poussins naissent avec un duvet blanc parsemé de jaune. La différence entre mâles et femelles est minime : ils sont très similaires en apparence.
Il vit dans les forêts tropicales, les broussailles et les zones agricoles. Il est endémique du Timor oriental et de l’Indonésie (îles de la Sonde et Célèbes).
À l’état sauvage, il est sociable et paisible. Ces oiseaux vivent en petites bandes ou en couples, se rassemblant parfois en groupes plus nombreux lorsqu’ils se nourrissent. Bruyants, ils émettent souvent des cris rauques, mais aussi des sifflements plus doux. Ils sont actifs, énergiques, joueurs et amicaux, bien que parfois timides.
Leur régime alimentaire est varié : graines, baies, noix, fruits, fleurs, et parfois du riz, du maïs ou de la verdure. Ils contribuent ainsi à la dispersion des graines dans leur environnement.
Ils sont monogames et les couples restent unis à vie. Sur l’île de Sumba, la reproduction a lieu de septembre à mai. Ils nichent dans les cavités des arbres, où la femelle pond 2 à 3 œufs blancs. L’incubation est partagée par les deux parents, durant environ 28 jours. Les jeunes quittent le nid vers 75 jours.
En 2007, la population était estimée à moins de 7 000 individus, la majorité étant concentrée sur l’île de Sumba. Leur déclin s’est accentué au XXᵉ siècle, principalement à cause de la capture intensive pour le commerce des animaux de compagnie.
La déforestation de leurs habitats naturels a aggravé cette tendance. Bien que la capture commerciale soit interdite depuis 1994, le braconnage illégal persiste encore aujourd’hui et a conduit à leur disparition sur plusieurs îles où ils étaient autrefois présents.