Ouistiti de Geoffroy
Espèce
C. geoffroyi
Ordre
Primates
Famille
Callitrichidae
Danger d’extinction
Faible risque (Préoccupation mineure)
Les ouistitis se distinguent des autres singes du Nouveau Monde par leur petite taille, par la présence de griffes au lieu d’ongles et par la naissance fréquente de jumeaux.
Ce sont de petits primates originaires du Brésil, mesurant environ 20 cm de longueur, avec une queue annelée de 29 cm. Les femelles pèsent environ 200 g, tandis que les mâles sont un peu plus grands et pèsent entre 250 et 350 g. Ils se caractérisent par leur visage et leur front blancs, leurs touffes noires sur les oreilles, et par leur coloration tigrée frappante sur le dos.
En ce qui concerne la reproduction, seul le couple dominant du groupe se reproduit. La gestation dure environ 140 à 148 jours. Des naissances de jumeaux sont les plus fréquentes, bien qu’il puisse y avoir une seule naissance ou même des triplés. La mère porte les petits sur elle pour les nourrir et les allaite pendant environ 5 à 6 mois. Les autres membres du groupe participent également au transport et au toilettage des petits.
C’est une espèce diurne, au comportement principalement arboricole. Ils vivent en groupes sociaux pouvant compter jusqu’à 15 individus, dont un couple est dominant.
Pour communiquer, ils utilisent divers types de vocalisations, des expressions faciales, le marquage à l’aide de glandes odoriférantes et le toilettage.
Ils habitent les forêts de plaine, les forêts sèches et les zones de broussailles. Ils passent une partie de la journée à chercher de la nourriture (24 à 30 % du temps), et présentent des adaptations leur permettant d’arracher l’écorce des arbres pour obtenir des sèves et des gommes. On peut les décrire comme frugivores-insectivores : ils mangent des fruits, des fleurs, du nectar, des exsudats de plantes, mais aussi des proies animales comme des insectes, des araignées, des grenouilles, des lézards et des œufs.
À chaque période de reproduction, seule la femelle dominante se reproduit. Son comportement dominant peut stopper l’ovulation chez les autres femelles du groupe. Ce processus pourrait être favorisé par les phéromones produites par les glandes odoriférantes de la femelle dominante. En conséquence, les femelles subordonnées ne peuvent pas se reproduire tant qu’elles restent dans le groupe.